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29/30 mars – 1 avril
La Costa Brava est le nom donné à la côte espagnole sur la mer Méditérranée
Elle est située au Nord-Est de la Catalogne, dans la Provence de Girona.
Sa route magique part de la frontière française, Portbou,
et se déroule sur 255 kilomètres d’un profil déchiqueté.
Ce chemin de ronde est un pur bonheur pour les motards
qui savent sortir le nez du guidon et plonger leur regard dans les criques
que les courbes dévoilent, dans les petites calanques planquées
dans leur baie profonde et souvent d’une beauté extraordinaire. 
Comment ne pas en rêver ?
Pas étonnant du coup que l’Avignon Bridge Chapter
ait inscrit cette ‘côte sauvage’ à son calendrier 2013. 
Et qu’en mal de soleil sûrement,
les organisateurs de cette sortie ibérique l’aient programmée au plus tôt,
comme pour offrir à leurs cuirs le soleil dont l’hiver les a privés.
Pour tout dire ce sont principalement Christian et Xavier
qui se sont collés avec générosité à la mission.
Laquelle aurait pu leur valoir au final la note maxi
s’ils avaient su retenir le soleil le lundi de Pâques.
Hélas, et la sangria ou autre Xéres ne sont pas totalement à mettre en cause,
le soleil en question leur a coulé entre les doigts le dernier jour,
peut être sonné lui-même par les tocsins pascaux
qui ne voulaient pas voir fondre leur chocolat. 
Pas la note maxi mais presque.
Car il faut le reconnaitre,
Christian et Xavier ont bien préparé leur sujet.
La halte à la concession HD de Perpignan
et la rencontre de quelques éléments du Perpignan 66 Chapter France
furent de riches idées lors de cette étape appréciée.
Par l’accueil du boss Xavier Charles qui gardait à midi
le magasin ouvert pour ses hôtes du jour.
Par la souriante Aurore, la Miss Show-Room
qui déshydratait sa machine à café à réchauffer les corps et les cœurs.
Et d’autant plus pour le biker Jean-Pierre, dont l’embrayage présentait
depuis quelques dizaines de km des signes de rébellion,
et que le mécanicien Massimo remettait gracieusement
sur la voie de la sagesse pendant son temps de repos. Respect ! 
Cette nouvelle amitié est d’ailleurs scellée d’une belle image collégiale
sur laquelle la bannière du chapter est plus bombée
par le souffle chaleureux de l’accueil
que par celui de la marinade déjà chargée de pluie. 
La route de l’après-midi nous fit passer discrètement
la frontière entre Cerbere et Portbou.
Puis elle laissait nos béquilles flirter avec l’enrobé de la route des anses et criques,
où les montagnes et la mer se rencontrent et offrent des abris
aux petits villages de pêcheurs entourés de sable doré.
Des anses comme celles notamment de Roses, ou de l’Escala,
lieux privilégiés pour capturer l'essence de la côte de Gérone.
A ce rythme Palafrugell est arrivé quasiment trop vite.
Cette commune de la comarque de Baix Empordà,
et plus précisément son camping La Siesta,
a bercé nos deux nuits espagnoles.
La superette et le restaurant local ont d’ailleurs aussi répondu à nos besoins les deux soirs,
l’une pour l’apéro d’après douche, l’autre pour sa proximité,
plus que pour sa carte.
N’en privons pas pour autant de notre gratitude
le décarcassé Miguelito de service ,
quand l’exigence tonitruante de notre longue table lui valait
le privilège d’être coiffé 3 secondes (pas plus !)
du vénérable et auguste couvre-chef d’un authentique Rebel ! 
Le lendemain, le paseo de la plus belle journée dessinait
sur le GPS du Director l’itinéraire qui nous amenait d’abord
au Monastère de Sant Pere de Casserres, puis à Girona.
De magiques routes encore du bord de mer,
avant de bifurquer vers les terres et de fendre
le parc naturel de Montseny en direction de Roda Masias. 
Là, le monastère Sant Pere de Casserres est enferré dans la Vallée du Ter,
rivière barrée qui forme un plan d'eau en fer à cheval.
Le monastère est bâti à l'extrémité de la presqu'île,
accroché sur la falaise qui domine le plan d'eau. La vue est absolument saisissante.
Puissant bâtiment du premier Age Roman,
l'église, à nef unique et trois absides, nous incitait à la visite. 
Le Cloître de San Pedro de Casserras,
avec ses porches et rangées de colonnes,
retint toute notre attention photographique.
Jusqu’à ce que le restaurant local ne fasse mieux.
Et quel resto ! L’ambiance catalane s’y annonçait
dès les gargantuesques assiettes de charcuterie,
au point de contrarier les tout autant généreux plats de résistance…
Ainsi maternés par la señora,
les bikers tutoyaient les anges quand l’addition tombait,
et accessoirement le portrait de la vicomtesse Ermetruit
qui acquit le domaine de Casserres en 1066
pour y fonder ce monastère consacré à saint Pierre…
Mais après tout, qui peut le moins peut le plus non ? 
Pas étonnant du coup que le silence monastique
du méandre du Ter pousse ici à la sieste.
Heureusement le café prit le dessus. 
Puis c’est Girona. Où nous béquillons
pratiquement aux pieds de l’église Sant Feliu
et de la cathédrale Santa Maria,
face aux façades peintes des maisons suspendues au-dessus de la rivière Onar.
La Rambla de la Llibertat, ses arcades médiévales,
ses palais de la même époque et boutiques,
nous réconcilient avec la marche. Digestive.
Quatre gouttes se suicident sur les pare-brise au retour vers Palafrugell,
un très sommaire avant-goût de ce qui délugera le lendemain.
L’ambiance de la soirée sera plus à la fête encore que la veille.
Sûrement parce que, c’est bien connu, ce qui est pris n’est plus à prendre.
Car le retour de cette virée ‘sauvage’
fut en effet l’un des plus longuement tristes et humides
Et heureusement que nos casques n’affichaient pas tous l’azur des muscaris,
ces petites fleurs bleues qui cernaient par grappes
le Monastère Sant Père de Casserres, sinon,
à nous voir faire ainsi les gongs (!) dans la tempête du retour,
on aurait pu nous prendre
pour un vol de cloches rappelées à Rome !!!!
2 février 2013
L’ABC en assemblée générale
C’est un rendez-vous annuel incontournable,
l’Avignon Bridge Chapter s’est réuni en assemblée générale ce premier samedi de février.
Une réunion placée sous le triple sceau de la crêpe chocolatée,
des bilans de l'exercice et des platines chauffées à blanc. 
Des platines aussi surchauffées que l’ont été les plaques à crêpes qui ont débuté la journée.
Crêpières généreuses, sur lesquelles des litres de pâte ont coulé,
pour le plus grand plaisir des nombreux clients de la concession
invités à fêter la chandeleur avec l’Avignon Bridge Chapter.
Les Ladies of Harley étaient aux commandes de ces disques insatiables,
impériales dans l’étalement et le doré du lacté,
voué au choix à la marmelade ou au chocolat à tartiner.
Un périlleux exercice ponctué parfois d’un filet de citron
qui portait avec l’arrivée de Suzette, le nombre des Ladies à une de plus.
Ces dames n’en ont pas flambé pour autant, trop motivées pour
laisser tomber le premier gourmand comme une crêpe,
et se faisant fortes au contraire de retourner le réfractaire comme telle. 
A bout de Nutella et les flacons vides du bouché breton
offert l’emportant sur les pleines, les reines de la galette sucrée
rendaient enfin les armes, sans grumeaux et sans reproches.
Il faut dire qu’il était l’heure de l’assemblée générale,
les rois des bilans moral et financier succédant logiquement aux reines de la spatule.
En l’absence du trésorier Michel retenu pour raisons familiales,
le Director Charles tenait tous les rôles de la distribution,
épaulé toutefois de l’Assistant Director Hervé dans le rôle du projectionniste.
Et sauf celui de Laurence, Activities Officer,
qui dévoilait dans ses moindres détails le programme
du futur séjour à Rome, saint siège du 110e anniversaire du big twin.
Puis les glaçons tournant en rond dans leur sceau,
venait enfin l’heure de l’apéritif,
qui sonnait le sauvetage de ces derniers d’une glaciation inutile
et les bikers attentifs d’un dessèchement intolérable.
Dans la chaleur du Legend Valley
les longues tables centrales nous étaient réservées.
Et quasi prêt pour sa soirée Séduction, le DJ Laurent attendait son public.
Mais avant le service, les sages du Chapter avaient du biker à adouber.
Huit exactement qui faisaient leur l’Ordre de l’ABC
et scellaient leur serment d’un gorgeon cul sec d’eau de vie-twin
servie dans un authentique bouchon de réservoir.
Le plan de table imprévu obéissait aux seules raison de l’affinité
et d’une précautionneuse distance de la musique.
Cette dernière réservait sagement ses décibels pour la fin du repas.
Une courte attente à laquelle la voix de basse
du maestro de l’amour Barry White mettait un terme. 
A l’image des Ladies of Harley qui avaient fait tourner
tout l’après-midi des crêpes sur leur tandem de plaques chauffantes,
Laurent faisait rouler quant à lui jusqu’après minuit
des standards musicaux sur son duo de platines. 
Des disques encore, qui ne tournaient pas dans le vide,
et pour accompagner lesquels les bikers oubliaient cette fois ci
le ferment de pommes pour lui préférer (avec modération)
un single malt ou une liqueur à la menthe.
La soirée n’en passait que plus vite, beaucoup plus vite.
20 janvier 2013 / Les Rois de Seyne
Ce dimanche 20 janvier l’Epiphanie a déjà deux semaines.
Mais, la seule chose sur laquelle les bikers sont à cheval restant leur propre machine,
il fut décidé de faire peu cas de la date passée et,
tout en oubliant les belles résolutions et promesses de régime,
de sacrifier à la tradition de ce grand rendez-vous des familles et amis.
Et à qui croyez-vous donc que fut confiée cette intéressante mission, une première pour l’ABC ?
Ceux qui ont trouvé ont droit à une part de plus !
Aux plus gourmandes d’entre nous peut-être, les Ladies of Harley évidemment ! 
Quatre d’entre elles se sont aussitôt attachées
à la préparation de cette journée festive : Lilane, Françoise, Jeannine, et Raymonde.
Mais pas question de s’arrêter à ces délicieuses galettes à la frangipane
et brioches aux fruits confits bien dodues.
Il fallait aussi associer une balade qui prolonge ces joie
et bonne humeur intrinsèques,
qui s’inscrive tel le moment chaleureux de partage et d’amusement essentiel.
Si d’entrée Jeannine a proposé de recevoir à domicile le groupe autour des galettes,
Raymonde et Françoise se sont occupées de l'itinéraire. 
C’est là que l’on voit que les gourmandes n’ont pas usurpé leur réputation.
Le premier parcours finalisé par Raymonde s’appelait en effet ‘Crèches et truffes’ !
Mais les représentations de la scène de la Nativité ayant regagné leurs cartons,
et la truffe du biker n’ayant pas de prédisposition à la recherche du vernaculaire,
le parcours bifurquait sur ‘les villages perchés’. 
Raymonde et Françoise pensaient alors à Barjac
via les gorges de la Cèze, Lussan, Goudargues,
La-Roque-sur-Cèze qui veille sur les Cascades du Sautadet depuis son piton rocheux.
Figurait au programme aussi, pour les plus courageux,
à Sabran la montée Saint Agathe qui mène à la tour du château en ruines
et à l’imposante statue de la Vierge qui domine la vallée de la Cèze. 
Mais c’était en comptant sur la météo idéale.
Ce que les prévisions annonçaient si peu
qu’une option 4 roues était la veille envisagée.
Peut-être pour accabler les mécréants sans calendrier grégorien que nous sommes.
Le ciel du matin confirmant le mauvais temps, la balade était reportée,
mais pas le restaurant, maintenu par l’intacte volonté festive.
Et vers lequel tous convergeaient pour midi.
Seynes, route des Cévennes. Restaurant La Farigoulette.
Rien que le nom déjà exhale le parfum des collines et les arômes de nos campagnes.
On imagine que le thym est méticuleusement cueilli à la main dans le coin
et qu’il va finir en cette liqueur si chère aux provençaux et au Père Janot. 
La table de Paulette est solide, comme ses assiettes.
La jeunesse virevoltante de l’exquise Fanny tourne plus les têtes que l’apéritif.
Salades fromagère, aux lardons, ou caillette pour commencer.
Puis gardiane, rognons ou tripes, si ce n’est saucisse grillée.
La farandole des desserts sera un luxe pour certains.
Les pichets sonnant creux la promenade digestive vise le Mont Bouquet voisin.
Dehors le ciel a bleui mais la fraicheur persiste, et à 630 m,
au pied du relais de télévision et tour de vigie des sapeurs-pompiers,
on peut même parler de froid. L’absence de parapentiste confirme.
La vue panoramique n’en reste pas moins exceptionnelle.
Par temps clair on dit apercevoir la Méditerranée, le Mont Ventoux à l’est,
le Mont-Aigoual et les contreforts des Cévennes à l’ouest.
La chapelle et la statue de la Vierge s’étonnent de notre bravoure. 
La photo collégiale s’impose. Celle des bikers retraités complète l’album. 
C’est pas le tout mais il y a des fèves à distribuer…
Direction Bagnols-sur-Cèze,
où les voitures assiègent la jolie demeure de Guy et Jeanine.
Un petit coin de paradis, autour d’un piano blanc,
où les Bar-and-Shield dispersés rappellent qu’un couple de passionnés vit ici,
où chaleur, générosité et bonne humeur reprennent leur accord majeur parfait. 
Les bouchons s’envolent au-dessus des frangipanes,
brioches, et têtes couronnées.
On en oublie que le soleil a fini par se moquer des prévisions.
Et surtout qu’il va bien falloir trouver une excuse à fournir
aux motos quand on va leur expliquer que la première sortie de l’année
a battu un vieux record de fréquentation hivernale. Sans elles. 
Sûrement le bonheur de se retrouver, le besoin du contact,
des bises et claques dans le dos, de notre brouhaha intégral,
de notre scintillement général.
Coûte que coûte.




ème visiteurDate de dernière mise à jour : 02/05/2013
Avignon Bridge Chapter
Concession Harley Davidson Avignon
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30650 Rochefort du Gard